Le lundi 14 décembre 2015, nous avons eu le plaisir d’accueillir deux classes (30 élèves de 15-16 ans) pour les ateliers participatifs du Prix de photographie des droits de l’homme à la galerie Art Bärtschi & Cie à Genève. Lors de cet atelier les participants on eu l’occasion de découvrir les travaux des cinq lauréats du Prix de photographie des droits de l’homme, d’être sensibilisés aux droits de l’homme, de comprendre par des exemples les liens entre l’art et la liberté d’expression, puis de réaliser en groupe de courtes narrations autour de l’oeuvre de leur choix.

Sans aucune information (mis à part les titres des oeuvres et les noms des artistes), les participants ont dû créer une narration autour de l’oeuvre choisie et ainsi exprimer différemment leurs ressentis face aux images.

Nous avons retranscrit ci-dessous quelques une de ces narrations:

Autour du travail de Laurence Rasti:

« Il était une fois en Iran, deux petits garçons qui s’aimaient très fort et en grandissant ils savaient qu’ils étaient différents, Papa, Maman n’étaient pas d’accord, à l’école les amis se moquaient, ils n’étaient que les deux, seuls face au monde. Leur religion ne les acceptait pas, ils ont dû se cacher pendant des années et des années. Mais un jour ils se sont fait attraper pour leur différence, ils se sont fait taper, brûler, agresser, et malgré leurs efforts, ils ne pouvaient se défendre. Tout ce qu’ils voulaient c’était d’être acceptés, aimés et de pouvoir être eux-mêmes, et à cause de leur amour, à cause de leur différence, l’un d’eux ne s’en est pas sorti. »

Autour du travail de Yann Gross:

« Avant la déforestation, ils vivaient dans la forêt, mais maintenant, ils doivent se contenter de plaines de terre. À cause de la déforestation, les animaux se sont enfuis donc les indigènes n’ont plus à manger. Ils sont dans un mélange entre leurs cultures et traditions (peinture sur leur corps et visages) et la modernité (habits: jeans, casquette…). Ils sont pauvres mais font avec ce qu’ils ont. Les enfants essaient de s’amuser comme ils peuvent. Voiture délabrée, charrette à cheval, cabane en bûche… »

« Bulldozers come to destroy parts of the Amazon rainforest for production companies, leading to deforestation. The indigenous tribes were forcibly pushed out only to live in poverty, while their homes are being destroyed, fighting to keep their culture and traditions, yet trying to adapt to those new conditions. Due to their poverty they have no freedom or ways of expression, giving them no power to stop this deforestation from happening. »

Autour du travail de Younes Klouche:

« Guy stop outside on the phone talking to his employees (who have all the money the guy stole). While four guys look for him across the world. They are looking for him because he has been stealing from them. However he works on the inside of the industry that owns the bank, the hotel and the cars, which is now managed to steal the masses of money so easily. finding him after a long period of time, the guy knowing he would be tortured for his actions, he jumped in the lake and drowned. »

Autour du travail de Simone Cavadini:

« Titre: il sera une fois…

L’histoire se passe dans un futur proche.

Un photographe mandaté par les Nations-Unies, ce qui lui garanti une certaine liberté d’expression, vient visiter un pays où les médias sont fortement censurés. Il prend quatre images qui montrent l’évolution dans le temps de cette censure des médias et dont le point ultime est lorsque le plateau TV est vidé de sa composante principale: la personne qui délivre des informations. Cette dernière aurait été mise en prison par le gouvernement. Le photographe est touché, choqué par ce qu’il voit, il a peur que ceci arrive aussi chez lui un jour.

On ne sait pas dans quel pays ces images ont été prises, mais il faut rester vigilant car ce pays pourrait être le notre si le contexte change…« 

Les ateliers participatifs du Prix de photographie des droits de l’homme